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Bilan 2025 du Fonds chaleur : plus de 1 200 installations soutenues

En 2025, les 801 millions d’euros du budget du Fonds chaleur ont permis de soutenir plus de 1 200 installations de chaleur renouvelable et de récupération. Le budget a pu être stabilisé en 2026.

PAR GéRALDINE HOUOT - JUILLET 2026

Budget du Fonds chaleur en 2025
Répartition du montant engagé (en %)

Source : Ademe, juin 2026.

La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), publiée en février 2026, fixe l’objectif ambitieux de porter la consommation de la chaleur renouvelable et de récupération de 172 TWh en 2022 à au moins 328 TWh en 2035. Pour y parvenir, le Fonds chaleur, opéré par l’Ademe depuis 2009, représente un dispositif de soutien indispensable.

En 2025, selon le bilan publié en avril par l’Ademe, les 801 millions d’euros du budget ont été engagés, permettant de soutenir plus de 1 200 installations de chaleur renouvelable et de récupération. « Ce nombre important d’installations financées est dû à la montée en puissance des contrats chaleur renouvelable (CCR), un dispositif du Fonds chaleur qui permet de démultiplier les projets sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones peu denses, via le financement de grappes de projets, principalement de petite taille, qui ne seraient pas éligibles individuellement », explique Simon Thouin, coordinateur du Fonds chaleur à l’Ademe. Une fois en service, ces installations produiront ensemble annuellement 3,5 TWh de chaleur renouvelable et de récupération.

Les réseaux de chaleur à l’honneur

Reflétant la généralisation, dès 2024, de la démarche EnR’Choix sur l’ensemble du territoire (lire encadré), l’édition 2025 montre une très forte augmentation des aides allouées aux réseaux de chaleur. Leur financement (réseaux de distribution et moyens de production) a représenté 62 % du budget en 2025 contre à peine 50 % en 2024. « Cela montre une vraie dynamique sur les réseaux de chaleur, et ce, dans des collectivités de toute taille. C’est le résultat du travail d’animation effectué en amont dans les territoires, à la fois par les directions régionales de l’Ademe et par les relais de terrain que nous accompagnons pour être au plus près des porteurs de projets », explique Simon Thouin.

Cette dynamique est également le fruit de l’appel à projets « Une ville un réseau », organisé en 2022 et 2023 par l’Ademe. Celui-ci accompagnait les villes ou EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) de moins de 50 000 habitants pour les inciter à développer un projet de réseau de chaleur renouvelable et de récupération ou de boucle d’eau tempérée géothermique sur leur territoire.

Diversification

Toujours en accord avec la démarche EnR’Choix, la diversification des projets soutenus est notable. « Si c’est un phénomène que l’on observe depuis plusieurs années, il a été particulièrement marqué en 2025 », fait remarquer Simon Thouin. La géothermie, le solaire et la récupération de chaleur fatale ont ainsi connu une dynamique très positive, tandis que les projets biomasse, toujours largement majoritaires, ont connu une forte baisse : -25 % de MWh soutenus et -8 % du budget alloué par rapport à 2024. 

Les projets de géothermie de surface et assimilés, tels que les projets de pompes à chaleur sur eau (eaux usées, eau de mer, etc.) pour alimenter des réseaux de chaleur et les projets de géothermie sur sondes développés notamment dans le cadre des CCR, tirent particulièrement bien leur épingle du jeu. En 2025, ils ont ainsi bénéficié d’une augmentation de 77 % de leur budget par rapport à 2024 et d’une multiplication par 2,5 des MWh soutenus.

Si, après plusieurs années d’augmentation, le budget du Fonds chaleur a perdu 20 millions d’euros entre 2024 et 2025, il a pu être stabilisé à 800 millions d’euros en 2026. Le portefeuille de projets cumule cependant déjà un montant de demandes d’aide largement supérieur.

EnR’Choix, quèsaco ?

Testée dans un premier temps en Île-de-France, la démarche EnR’Choix a été généralisée en 2024 sur l’ensemble du territoire. Elle consiste à privilégier les actions de sobriété et d’efficacité énergétique, puis les raccordements aux réseaux de chaleur et, à défaut, le recours, dans des projets dédiés, aux énergies thermiques renouvelables et de récupération dans l’ordre suivant : récupération de la chaleur fatale, puis géothermie profonde, pompes à chaleur géothermiques, solaire thermique, et enfin biomasse, dans un souci de préservation de la ressource, et les pompes à chaleur air-eau.

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