Stratégie

Dans le Calvados, un site pour faciliter l’accès à l’énergie solaire

Depuis novembre dernier, les habitants et les entreprises du département peuvent, via une plateforme dédiée, tester le potentiel solaire de leur bâtiment et bénéficier d’un accompagnement pour une installation de panneaux photovoltaïques.

PAR CLAIRE BAUDIFFIER - DéCEMBRE 2019
Installations photovoltaïques individuelles dans le Calvados ©Stéphane Dévé

Accélérer le développement de l’énergie solaire. Telle est l’ambition du Syndicat départemental d’énergies du Calvados (Sdec) et des 16 intercommunalités du territoire. Pour y parvenir, la plateforme Soleil14 a été mise en ligne le 1er novembre dernier. « Elle a été créée dans le cadre de la commission consultative pour la transition énergétique, qui se réunit depuis quatre ans et qui vise à coordonner l’action des communes et leurs stratégies d’investissement dans le domaine de l’énergie », explique Guénaëlle Carlier, ingénieure planification énergétique au Sdec.

Pourquoi Soleil14 ?

« Les élus ont identifié un manque d’installations solaires dans notre département. Les citoyens, eux, sont perdus devant l’offre existante de ce secteur, mais aussi parfois frileux ou inquiets face aux arnaques qui ont pu être constatées, poursuit Guénaëlle Carlier. L’objectif était donc de redonner confiance sur ce sujet et ainsi d’élaborer un cadastre solaire, sur lequel chacun puisse tester le potentiel solaire de ses bâtiments. »

Concrètement, comment ça marche ?

Particuliers, entreprises, mais aussi agriculteurs ou bailleurs sociaux n’ont qu’à se connecter à la plateforme, puis entrer leur adresse précise. « Une simulation énergétique et économique est alors proposée. L’internaute va pouvoir voir ce que le bâtiment en question pourrait produire, pour quelle rentabilité, s’il est plus intéressant d’avoir un système photovoltaïque en autoconsommation, en revente totale, ou bien encore du solaire thermique. Il se rend compte ainsi des revenus générés sur vingt ans », détaille l’ingénieure. Cette plateforme a été conçue par In Sun We Trust, start-up française qui a mis en place cette technologie grâce à des données de la Nasa, de Météo France, de l’Institut national de l’information géographique et forestière et des algorithmes des Mines ParisTech.

Simulation de production solaire pour une adresse donnée ©DR

Et après ?

« L’objectif est bien d’instaurer un vrai suivi une fois que la personne a fait sa simulation en ligne », précise Guénaëlle Carlier. Un conseiller de In Sun We Trust le rappellera, ou lui proposera un rendez-vous téléphonique, pour affiner le projet. « L’idée sera de voir ce qui motive sa démarche – plutôt l’autonomie ou la rentabilité financière –, de travailler sur la configuration précise des bâtiments, ou encore sur le profil de consommation pour voir si l’autoconsommation serait pertinente. » Une étude plus fine sera ensuite réalisée.

Combien ça coûte ?

Ce service, financé entièrement par les collectivités et le Sdec – 41 000 euros de budget sur trois ans –, est gratuit pour le particulier ou l’entreprise (sauf l’installation en tant que telle, bien sûr). Si la personne souhaite finalement s’engager dans un projet, In Sun We Trust la mettra en relation avec des installateurs labellisés RGE. « La start-up, qui s’occupe aussi de toute la partie administrative, des questions de raccordement, etc., se positionne comme un apporteur d’affaires et propose une garantie de production sur la première année. Une façon de rassurer le porteur de projets », conclut Guénaëlle Carlier.