Le tour de la question

La marche, ça rapporte !

Selon une étude de l’Ademe sur les bénéfices socio-économiques de la marche parue en octobre dernier, les politiques publiques favorables à ce mode de déplacement généreraient 57 milliards d’euros de bénéfices nets chaque année. Exemple à Vichy, dans l’Allier.

PAR CHRISTEL LECA - JANVIER 2026
Henri Sarre, adjoint au maire de Vichy. ©DR

Vichy, Annemasse, Cherbourg ou Arras « ont engagé, chacune à leur échelle, des politiques d’apaisement du trafic, de requalification des centres historiques et de développement de continuités piétonnes. Ces actions ont permis d’améliorer la qualité de vie, d’attirer de nouveaux habitants et de soutenir le commerce de proximité », selon l’Ademe dans son étude intitulée Mobilité à pied et bilan socio-économique de la marche.

Elle évalue à environ 300 milliards d’euros le bénéfice brut de la marche (déplacements, loisir-randonnée-sport et espaces privés) et considère que les politiques publiques en faveur des seuls déplacements à pied génèrent 57 milliards d’euros de bénéfices par an, notamment parce qu’ils améliorent la santé des habitants et la productivité des travailleurs. Elle estime que ce bénéfice économique pourrait presque doubler si la part modale des déplacements à pied passait de 24 % (part actuelle) à 30 %.

Une ville qui (se) marche

Vichy « atteint plus de 44 % de déplacements à pied grâce à un centre-ville dense, ainsi qu’une politique constante de piétonnisation et de valorisation des espaces publics depuis plus d’une décennie », selon l’Ademe. Pour Henri Sarre, adjoint au maire délégué à la transition écologique et énergétique, à la biodiversité, aux mobilités propres, à l’économie circulaire et à l’alimentation durable, c’est avant tout au thermalisme qu’il faut attribuer les bons résultats de cette commune de 25 000 habitants en termes de piétonnisation.

« La ville s’est construite autour des promenades thermales dans le parc des Sources. Et la voiture s’est invitée au XXe siècle. L’équipe municipale a voulu redonner sa place aux piétons et aux vélos, ainsi qu’aux autres mobilités douces, sans qu’elles mettent en danger les marcheurs. Nous avons ainsi passé toute la ville à 30 km/h – une vitesse bien moins dangereuse pour les piétons, ce qui nous a aussi permis de mettre des contresens cyclables à peu près partout et d’éviter que les vélos ne roulent sur les trottoirs. Sans être anti-voiture, nous avons aussi déplacé des stationnements du centre vers la périphérie, afin d’apaiser le trafic et de permettre aux habitants de faire leurs courses sans respirer les gaz d’échappement de véhicules coincés dans des embouteillages. »

Une qualité de vie qui attire

Sans avoir évalué localement les bénéfices de sa politique, Henri Sarre témoigne qu’en tant qu’agent immobilier, il reçoit des Lyonnais ou Clermontois de plus en plus attirés par la qualité de vie en ville vichyssoise. « Mais pour nous développer, il faut attirer des emplois dans l’industrie et les services en périphérie, car Vichy ne dispose pas de réserve foncière » : une compétence de Vichy Communauté, agglomération de 39 communes et 84 000 habitants.

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