L'info du mois

Région Centre-Val de Loire : « Une COP climat pour passer à l’acte »

La Région Centre-Val de Loire a lancé en début d’année une COP. Objectif : mettre toutes les parties prenantes autour de la table et trouver rapidement des solutions pour lutter contre le changement climatique. Interview avec Charles Fournier, vice-président à la transition écologique et citoyenne.

PAR CLAIRE BAUDIFFIER - AVRIL 2019
Charles Fournier. ©DR

Les Clés de la Transition énergétique : La Région Centre-Val de Loire a lancé en janvier sa première COP climat. Pourquoi ?


Charles Fournier :
À l’échelle mondiale, la COP21 a fixé les objectifs pour limiter le réchauffement climatique. En France, depuis 2000, est inscrit dans la loi l’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Les données sont alarmantes. Le temps presse et pourtant, on voit que les freins se multiplient partout. Les territoires ont leur rôle à jouer dans tout ça. Le sujet, désormais, c’est le passage à l’acte ! Comment réussit-on à mobiliser tous les acteurs dans une même temporalité ? Comment coresponsabilise-t-on ?

Les CTE : Et comment comptez-vous faire ?


C.F. :
La méthode actuelle mérite d’être revisitée. Chacun travaille dans son coin, on oppose trop souvent les actions des citoyens et celles des acteurs économiques par exemple. Nous avons commencé par lancer un appel à contributions et proposé début avril une Assemblée pour le climat et la transition écologique, où 200 personnes étaient présentes : les citoyens, les acteurs économiques, les acteurs financiers car il faut aller chercher les banques qui ne sont pas assez mobilisées, les acteurs publics et enfin ceux de l’éducation, la formation, la recherche et la culture, qu’on oublie trop souvent. Il suffisait de s’inscrire pour participer et ce fut un succès ! On va désormais décliner cette Assemblée dans les territoires, l’idée étant de sortir des formes institutionnalisées. Un premier accord devrait être signé en décembre, puis réévalué tous les deux ans. Il sera décliné en quatre types : méthode (avec des indicateurs de suivi), financier, engagement individuel (via notamment l’application We act for good de WWF) et engagement collectif.

Les CTE : Sur quelles thématiques faut-il travailler ?


C.F. :
Il y en a beaucoup : la question des économies d’énergie et l’élaboration d’un plan régional de sobriété, de nature à réunir les acteurs et à les engager dans une dynamique collective, les thèmes de la biodiversité, les enjeux de mobilité, de transition énergétique. Plus largement, notre objectif est que les énergies renouvelables couvrent 100 % de nos besoins. Nous travaillons aussi sur la mise en actions des plans climat air-énergie territoriaux (PCAET).

En chiffres

Budget pour les deux premières années : 300 000 euros (sans compter l’aide aux projets) et un poste dédié.