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La production d’énergie en agriculture passée au crible

Une étude a été lancée en octobre par des sénateurs et des députés pour développer les énergies renouvelables.

PAR AUDE FABRE - NOVEMBRE 2019
Jean-Luc Fugit ©DR

Quatre mois. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a quatre mois pour réaliser un état des lieux des différents modes de production d’énergie dans le milieu agricole. « Ce secteur, qui représente en France environ 20 % de la production d’énergies renouvelables, soit 3,5 % de la production globale d’énergie, pourrait voir sa contribution croître, mais cela nécessite de mesurer les opportunités et les risques d’une telle évolution afin de recommander des politiques publiques adaptées », explique Jean-Luc Fugit, député La République en Marche dans le Rhône et co-rapporteur de cette étude avec le sénateur Roland Courteau. L’OPECST a été saisi par la commission des affaires économiques du Sénat au regard des « nombreux enjeux qui entourent la production d’énergie en agriculture, souligne-t-il : défi environnemental, réduction de notre dépendance aux énergies fossiles, valorisation des déchets agricoles, acceptabilité sociale, pression sur le foncier agricole… Nous allons donc étudier les surfaces offertes par les bâtiments, la valorisation de la biomasse, la méthanisation, l’énergie éolienne et photovoltaïque… »

Nombreuses auditions

Pour ce faire, des auditions sont organisées auprès des acteurs du monde agricole et de l’énergie : les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire, l’Inra, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), la Confédération paysanne, la Coordination rurale, Coop de France, l’AAMF (Association des agriculteurs méthaniseurs de France), l’association Apepha (Agriculteurs producteurs d’électricité photovoltaïque associés), l’Ademe, l’IFP Énergies nouvelles, l’association France Gaz renouvelables, l’Académie des technologies, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives… « Des entreprises privées se rapprochent également de nous pour faire remonter leurs problématiques pour produire de l’énergie », précise le député.
Le but : écrire des recommandations pour faire évoluer les politiques publiques, et les dévoiler au Salon de l’agriculture qui aura lieu du 22 février au 1er mars à Paris. À suivre.