Engager sa transition

La RSE pour soutenir la transition énergétique

La responsabilité sociale des entreprises joue un rôle essentiel dans la stratégie et le développement des entreprises. Elle peut notamment leur permettre d’engager ou d’accélérer leur transition énergétique, dans le but de rester compétitives, tout en réduisant leurs frais de fonctionnement.

PAR ARNAUD WYART - JUIN 2023

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La RSE est exigée dans certains cahiers des charges, notamment en matière de développement durable.©Pixabay

Instaurée en 2010, la RSE (responsabilité sociale des entreprises) a permis d’intégrer le développement durable dans la réflexion des entreprises. Bien qu’il s’agisse avant tout d’une démarche de progrès, qui ne peut être certifiée directement (voir encadré), elle est devenue incontournable dans leur stratégie, en particulier en matière de transition énergétique. Les PME industrielles ont d’ailleurs été parmi les premières à engager celle-ci dans le cadre de leur politique RSE. « Depuis plusieurs années, les fournisseurs des grandes entreprises doivent répondre à un certain nombre de contraintes RSE, notamment en termes d’impact carbone », explique Marc Jacouton, membre du conseil d’administration du C3D et directeur du développement durable chez Cepovett, un acteur du vêtement professionnel. « Le point positif, c’est qu’aujourd’hui, après une période de sensibilisation, il n’existe pas un dirigeant d’entreprise qui ne connaisse pas la RSE. » Il faut dire que celle-ci est devenue un argument de poids vis-à-vis des clients. La RSE est ainsi exigée dans certains cahiers des charges, notamment en matière de développement durable. Cela signifie qu’une PME qui n’engage pas une démarche RSE intégrant cette thématique risque de décrocher, de perdre des contrats et d’être incapable de se positionner sur les nouveaux marchés. Pour mettre en œuvre leur RSE, les entreprises font d’ailleurs en fonction de leurs moyens : recrutement d’un profil junior ou d’un senior en temps partagé, accompagnement par un cabinet de conseil spécialisé, création d’un poste de directeur du développement durable, etc. « Concernant les petites structures, on constate que dans beaucoup d’entre elles, des collaborateurs ont une double casquette. La RSE peut être prise en charge par le dirigeant lui-même, un directeur qualité, marketing, etc. », indique Marc Jacouton.

La RSE pour passer le cap

Concernant le déploiement de la RSE, les situations varient beaucoup elles aussi. Généralement, les sujets et les actions choisis sont ceux qui ont le plus d’impact, mais les entreprises font également preuve de pragmatisme pour mettre en œuvre des stratégies intéressantes économiquement. Depuis quelques années, avec l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz, le sujet de l’énergie s’est ainsi largement imposé. Il arrive même parfois que la RSE serve de prétexte pour engager une transition énergétique. « Avant la crise, les dirigeants savaient qu’il fallait réduire les consommations, mais il ne le faisaient pas. Désormais, l’idée peut venir du contrôleur de gestion, ou du comptable, qui voit les factures exploser et qui va demander quelles sont les solutions alternatives », précise Marc Jacouton. C’est la raison pour laquelle une PME, dont les collaborateurs se déplacent beaucoup en voiture, se tournera, par exemple, vers une électrification de sa flotte et l’installation de bornes de recharge, avec à la clé, une réduction des coûts et des consommations d’énergie. Dans le cas d’une entreprise telle que Cepovett, les enjeux se situeront davantage dans la fabrication des produits : remplacement de machines énergivores, autoconsommation, pilotages des équipements, etc. Pour les PME, il est donc essentiel de faire les bons diagnostics (consommations, besoins, etc.), d’étudier les actions les plus pertinentes et de trouver des financements, en sachant qu’elles ne pourront pas tout faire en une fois. « Il est possible de commencer par une sensibilisation aux écogestes, par exemple, mais les entreprises doivent se fixer des objectifs ambitieux, rendre un bâtiment autonome énergiquement par exemple, quitte à tester des solutions avant de les généraliser », conclut Marc Jacouton.

Norme internationale

La RSE correspond à la norme internationale ISO 26000 et repose sur 7 piliers (environnement, droits de l’Homme, gouvernance, etc.). Contrairement à l’ISO 14001, par exemple, qui impose des critères en matière de management environnemental, il n’est pas possible pour les entreprises de la certifier directement. En revanche, celles-ci peuvent se tourner vers des organismes financiers en mesure d’attribuer des notations extra-financières.

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