Circuler plus vert

Le renouveau des véhicules légers intermédiaires

Les véhicules légers intermédiaires existent depuis un moment, mais une nouvelle offre professionnelle se dessine pour assurer le transport de personnes ou de marchandises dans les collectivités et les entreprises.

PAR ARNAUD WYART - FéVRIER 2025
Pour les entreprises, ces nouveaux véhicules légers intermédiaires permettent de répondre aux obligations de décarbonation des flottes. ©Julien Sales

Les véhicules légers intermédiaires se situent entre les vélos électriques et les automobiles. Les modèles sans permis roulent à une vitesse maximum de 25 km/h ou de 45 km/h, principalement dans le cadre d’une utilisation urbaine, mais d’autres, nécessitant un permis de conduire B1, peuvent atteindre 90 km/h sur route. En France, des véhicules légers intermédiaires circulent depuis longtemps, notamment les tricycles et les quadricycles à moteur ou encore les petites voitures dites « sans permis », mais ils étaient jusqu’à présent essentiellement réservés aux particuliers.

Désormais, sous l’impulsion de nouveaux acteurs, ces véhicules affichent un potentiel intéressant aussi bien pour les collectivités que pour les entreprises. « En fonction du type, les collectivités ont la possibilité de déployer ces véhicules pour transporter des personnes via des dispositifs d’autopartage, par exemple, ou des marchandises telles que des déchets, explique Gabriel Plassat, ingénieur Énergies et Prospectives, Transports & Mobilités à l’Ademe. Côté entreprises, certains véhicules légers intermédiaires sont particulièrement adaptés aux artisans et aux commerçants, ainsi qu’au secteur agricole. » L’Ademe a d’ailleurs identifié plusieurs cas d’usage dans le cadre du programme Extrême Défi : trajets domicile-travail, logistique urbaine, surveillance incendie, maintenance, etc.

Structuration d’une offre

Parmi les véhicules légers intermédiaires sortis récemment, figure en particulier l’Ami de Citroën, mais d’autres constructeurs sont arrivés sur le marché avec des solutions plus performantes et mieux adaptées à des usages professionnels. La start-up charentaise Midipile, par exemple, entame la commercialisation d’un véhicule de transport de marchandises à pédales et elle développe parallèlement un micro-utilitaire électrique. « Des acteurs français ont aussi conçu des remorques électriques pour répondre aux besoins logistiques. L’entreprise Kilow propose quant à elle deux versions de “La bagnole” : un quadricycle léger et limité à 45 km/h, ainsi qu’un quadricycle lourd pouvant aller jusqu’à 80 km/h », indique Gabriel Plassat.

Pour une utilisation sur route, d’autres véhicules professionnels sont d’ores et déjà disponibles, à l’instar de la Weez de Eon-Motors, un fabricant situé dans les Alpes-de-Haute-Provence. Parmi les solutions encore en phase d’expérimentation, on peut citer la Circle City, un modèle électrique dédié à la locomotion partagée, mais qui devrait également trouver sa place dans des flottes de véhicules.

Décarboner les flottes à moindre coût

Pour les entreprises, l’intérêt de ces nouveaux véhicules légers intermédiaires réside notamment dans leur capacité à répondre aux obligations de décarbonation des flottes. En outre, ils nécessitent un faible investissement. « Leur prix d’achat et surtout leur coût kilométrique sont nettement inférieurs à ceux d’un véhicule léger électrique, mais une mutualisation est également possible pour réduire davantage les coûts », assure Gabriel Plassat. En matière de déploiement, quelques collectivités, comme par exemple la Ville de Paris, utilisent déjà des véhicules intermédiaires, tels que la Weez. Concernant les entreprises, il n’existe pas encore de cas d’usage, mais le constructeur Circle est en discussion avec des gestionnaires de flotte pour déployer la Circle City.

Véhicules en test 

L’Ademe teste le partage de véhicules légers intermédiaires dans une vingtaine de territoires. Cette démarche porte sur différentes actions et des travaux de recherches sur les changements de comportement. L’objectif consiste à mettre de nouveaux véhicules en circulation et à développer des outils pour aider les collectivités à réaliser des aménagements. Pour en savoir plus sur l’expérimentation, les véhicules cités dans l’article et les cas d’usage identifiés, il est possible de consulter ici la page dédiée de l’Extrême Défi.

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