Circuler plus vert

Mobilité électrique et smart-charging

Nouvelle étape de la transition énergétique, le smart-charging permet de charger un véhicule électrique de manière efficace, flexible et économique. Dans le Grand-Est, un dispositif offre une subvention aux entreprises qui souhaitent tester la technologie.

PAR ARNAUD WYART - AVRIL 2022
Le smart-charging (ou recharge intelligente) permet d’éviter de sur-solliciter les réseaux électriques pendant les pics de consommation. ©Jean-Luc Stadler – Région Grand-Est

Très engagée dans la mobilité électrique, la Région Grand-Est teste désormais le smart-charging (ou recharge intelligente), une nouvelle brique technologique permettant d’optimiser la charge des véhicules électriques, par exemple en répartissant la puissance de recharge disponible entre plusieurs véhicules connectés sur le parking d’une entreprise, ou en programmant la recharge pendant les heures creuses. « Cette gestion intelligente des modes de chargement apporte beaucoup de flexibilité, ce qui permet par exemple d’éviter de sur-solliciter les réseaux électriques pendant les pics de consommation, lorsque l’électricité coûte plus cher. Cela offre également la possibilité de s’affranchir des aléas énergétiques, de gagner en autonomie et de maîtriser ses coûts. Aujourd’hui, savoir utiliser et optimiser la recharge de véhicules électriques peut même être essentiel à l’échelle d’une entreprise », explique Franck Leroy, vice-président de la Région Grand-Est, délégué à l’environnement et à la transition écologique. De leur côté, les PME connaissent bien leurs usages en termes de mobilité. Le cas classique concerne des agents commerciaux qui circulent toute la journée en véhicules électriques. L’optimisation se traduit alors par un décalage des recharges, idéalement la nuit, vers 2 heures du matin. « Les tarifs sont bien moins élevés que si la recharge se fait à 18 heures par exemple. En outre, l’entreprise sait que les commerciaux ont besoin d’être sur la route à 8 heures. Aujourd’hui, les bornes intelligentes sont parfaitement capables de gérer ce genre de situation », précise Franck Leroy.

Le smart-charging testé en région Grand-Est 

Afin de tester le smart-charging (en installant sur leurs sites des bornes spécifiques, développées par Izivia, une filiale d’EDF), les entreprises du Grand-Est peuvent répondre l’appel à candidatures lancé par la Région. Celui-ci leur permet en effet d’être aidées financièrement par l’Ademe et la Région, à travers le programme Climaxion (1), pour passer à la mobilité électrique. À ce titre, les entreprises ne sont pas obligées de se tourner directement vers le smart-charging pour bénéficier du dispositif. Il s’agit en effet d’une variante de la borne de recharge classique, à laquelle elles ne sont pas encore toutes habituées. « Normalement, on passe du véhicule thermique au véhicule électrique, puis au smart-charging. Une fois le véhicule électrique démystifié, on va chercher à optimiser son utilisation. Le smart-charging représente un surcoût, d’où la subvention, mais il ne change en rien le fonctionnement de l’entreprise. Cette technologie devrait d’ailleurs se généraliser car le potentiel offert par l’optimisation des temps de recharge est très important. Le décalage de la recharge de 18 heures à 2 heures du matin peut par exemple engendrer une réduction de 50 % de la facture. Si l’on multiplie par une trentaine de véhicules électriques, l’intérêt économique est conséquent. En 2020, lorsque le prix de l’énergie s’est effondré, il était plus compliqué de convaincre les entreprises. Aujourd’hui, elles souhaitent toutes réduire leur budget énergétique. L’étape suivante consistera à passer au Vehicle-to-Grid (2) et donc à avoir la possibilité d’utiliser une électricité moins chère pendant les pics de consommation », indique Franck Leroy.

(1) Programme d’actions en faveur de la transition énergétique, mis en place par la Région Grand-Est et l’Ademe.
(2) Utilisation de la batterie rechargée pendant les heures creuses pour la consommation d’un bâtiment ou l’équilibre du réseau.

Repères

Depuis le 1er janvier 2020, la loi d’orientation des mobilités (LOM) de décembre 2019 impose aux entreprises de plus de 50 salariés sur un même site d’insérer un volet mobilité dans leurs négociations salariales obligatoires avec les partenaires sociaux. Si ces négociations n’aboutissent pas, l’entreprise doit mettre au point un plan de mobilité employeur (PDME), ensemble de mesures visant à optimiser les déplacements générés par l’activité d’une entreprise. Le covoiturage peut en faire partie. Dans le cadre de la LOM, le décret du 9 mai 2020 met en place le forfait mobilités durables. L’employeur du secteur privé peut prendre en charge les frais de transport personnels entre le domicile et le lieu de travail jusqu’à 500 € par an et par salarié, une somme exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Le covoiturage est là aussi concerné, au bénéfice du conducteur ou du passager.

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