Portrait

Réseau Coq vert : les entrepreneurs engagés dans la transition

D’un côté, des éclaireurs qui témoignent et montrent le chemin. De l’autre, des entrepreneurs convaincus de la nécessité d’agir, souhaitant être accompagnés par leurs pairs. Sous l’emblème du Coq vert, l’Ademe et Bpifrance ont souhaité créer une émulation collective autour de la transition verte. Portrait d’un gallinacé militant et solidaire.

PAR ESTELLE BOUTHELOUP - MARS 2021
RÉSEAU COQ VERT : LES ENTREPRENEURS ENGAGÉS DANS LA TRANSITION
Le Coq vert réunit 300 membres et vise les 1 000 adhérents fin 2021. ©DR

Il y avait déjà le Coq bleu pour l’industrie, le rouge pour la French Tech, l’orange pour la French Touch. Voici maintenant le Coq vert. Sous ce jeune emblème franchouillard qui aura un an cet été, un réseau d’entreprises, pensé et insufflé par l’Ademe et Bpifrance dans le cadre du Plan climat commun 2020/2024, lancé en septembre 2020 par Bpifrance et la Banque des territoires. « C’est la France engagée ! », lâche tout sourire Anne Guérin, directrice exécutive de Bpifrance.

Dans ce plan, trois volets, dont un qui concerne l’accélération de la transition écologique et énergétique (TEE) des entreprises et des territoires. « Les entrepreneurs sont conscients qu’il faut agir, mais ont du mal à passer à l’acte. Ils se posent de multiples questions : comment faire, quoi faire, quelles ressources existent ? » Le réseau Coq vert va tenter d’y répondre.

Partage et mise en relation

Comment ? En mettant à leur disposition des solutions d’accompagnement – comme le diagnostic de décarbonisation ou des conseils sur les actions à mener – et de financement. Le réseau propose aussi des outils de valorisation et d’accélération à la transition (networking, accès au réseau social Tribu, kit de communication, contenus de formation, valorisation de réussites…) ou encore des rencontres favorisant échanges de bonnes pratiques entre entrepreneurs. « Un membre de la communauté qui a déjà engagé sa transition écologique devient un “éclaireur” sur décision de l’Ademe et de Bpifrance », explique Anne Guérin. Un adoubement qui le hisse alors au rang d’ambassadeur participant à la diffusion des valeurs du réseau, comme l’entraide ou la solidarité « Il n’y a pas plus inspirant qu’un chef d’entreprise qui parle à un autre chef d’entreprise. Le réseau compte déjà 50 éclaireurs qui acceptent de donner de leur temps et de leur voix en expliquant comment ils ont fait et pourquoi. Ce sont des modèles à suivre. »

Montrer patte blanche

Mais ne rentre pas qui veut dans ce réseau : l’Ademe et Bpifrance ont défini les critères d’adhésion. Chaque TPE, PME ou ETI (de tout secteur) doit avoir suivi un programme de transformation énergétique ou écologique et avoir bénéficié ces trois dernières années d’un soutien de l’Ademe (aide financière, formation…), d’un soutien de Bpifrance (Diag Éco-Flux, prêt vert…), ou d’un label reconnu (ISO14001, Clé verte, Imprim’Vert…). « Le Coq vert réunit 300 membres, un effectif qui croît vite, souligne Anne Guérin. Nous visons 1 000 adhérents fin 2021 ». La conférence en ligne du 6 avril, baptisée “Jour E”, sera peut-être l’occasion de recruter. « Il faut réconcilier économie et climat, conclut Anne Guérin. Les clients de demain vont demander aux entreprises d’être vertes et les salariés postuleront dans des entreprises vertes ! »