Financer sa transition

Un nouveau prêt à impact pour les PME

Les PME peuvent désormais souscrire au prêt à impact de la Caisse d’épargne, une nouvelle solution de financement qui récompense les engagements responsables. Elles doivent pour cela se fixer des objectifs RSE dans le cadre du contrat. De son côté, la banque s’engage sur une bonification du taux. La première PME à bénéficier de cette offre est Gaïago, une start-up spécialisée dans la revitalisation des sols.

PAR ARNAUD WYART - FéVRIER 2023
De gauche à droite : Pascal Pouyet, directeur du développement Caisse d’épargne ; Michel Funfschilling, directeur général de Gaïago ; Christophe Pinault, président du directoire de la Caisse d’épargne Bretagne-Pays de Loire. ©Romain Bailbé

Afin de s’associer davantage aux entreprises s’inscrivant dans une trajectoire environnementale ou sociale vertueuse, la Caisse d’épargne a ouvert, en septembre 2022, son prêt à impact aux PME, quels que soient leur secteur d’activité, leur ancienneté ou leur chiffre d’affaires. À l’instar des produits de financement classiques, ce prêt permet d’accompagner des investissements d’exploitation matériels (immobilier, mobilier, équipements, etc.) et immatériels (études, recherche et développement, ou encore trésorerie), mais il encourage les efforts des entreprises dans la prise en compte de critères extra-financiers.

Un système d’engagements et de bonifications

Les entreprises doivent en effet s’engager, dans le cadre du contrat, à choisir une thématique et à atteindre des objectifs via des indicateurs définis par la banque. Cela leur offre la possibilité de profiter d’un système de bonification. « Si l’entreprise s’oriente vers une trajectoire environnementale, les objectifs peuvent concerner, par exemple, la réduction des consommations énergétiques. Pour les atteindre, elle devra mettre en œuvre les actions nécessaires : travaux de rénovation, achat d’équipements moins énergivores, etc. Si les objectifs portent sur le ratio entre une production d’énergie renouvelable et la consommation totale, il lui faudra s’équiper d’un moyen de production tel qu’une installation photovoltaïque », explique Frédéric Appé, responsable des marchés institutionnels et immobilier à la Caisse d’épargne Bretagne-Pays de la Loire.

Le montant du prêt, lui, n’est pas limité, mais il doit être d’au moins un million d’euros. Une fois celui-ci octroyé, la Caisse d’épargne calcule chaque année et pendant toute la durée du prêt, une bonification du taux en fonction de la thématique choisie et des critères. Si l’objectif fixé est atteint ou dépassé, la banque verse une bonification à la PME. Dans le cas contraire, le taux contractuel est appliqué, sans pénalité. Par ailleurs, la Caisse d’épargne encourage les entreprises à reverser la bonification (ou en tout cas une partie) à une association en lien avec la thématique.

Cas pratique

La PME bretonne Gaïago, qui connait actuellement un fort développement, a ainsi bénéficié du prêt à impact (un million d’euros sur cinq ans) de la Caisse d’épargne Bretagne-Pays de la Loire pour financer sa croissance : recrutement, agrandissement du réseau de distribution, investissement dans des locaux, etc. Créée en 2014 par des agriculteurs et des ingénieurs agronomes, l’entreprise développe des solutions naturelles pour stimuler la vie des micro-organismes dans le sol et ainsi favoriser la croissance des plantes.

Concernant la bonification de son prêt, la start-up a opté pour un critère environnemental, en lien avec le stockage de carbone. Pour atteindre son objectif, elle doit ainsi atteindre un certain volume de CO2 capté par les sols faisant appel à ses produits. Elle s’engage également à reverser la bonification aux agriculteurs concernés. « Un sol revitalisé avec ces produits affiche une meilleure capacité d’absorption du CO2, soit environ 3 tonnes par hectare. Dès que Gaïago atteindra son objectif, exprimé en tonnes de CO2 capté, nous lui verserons la bonification. Le prêt permet ainsi d’améliorer la captation des sol, ce qui donne ensuite aux agriculteurs la possibilité d’en retirer les fruits, notamment dans le cadre d’une compensation carbone», indique Frédéric Appé.

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